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MEMOIRE DE L'AU-DELA
L'histoire d'un roman "à suspense" qui s'écrit en direct

  • Ceci est un essai
  • J'écris le livre en direct
  • J'intègre les textes au fur et à mesure qu'ils sont écrits ou corrigés
  • Je prends le risque de l'imparfait(itude)
  • On verra bien où je vais!!!
  • Un roman de type "supense"
  • Début de l'écriture: le 15 octobre 215
  • Qui s'écrit "chemin faisant"
  • Seule contrainte: une page par chapitre et pas plus
  • Possibilité d'apporter des corrections au fur et à mesure



  • Chapitre 1:
    Mort s’en suit



    Ecrit et corrigé les 15 octobre et 21 novembre 2015

     
    Ca y est, c’est fini. Ils ont descendu mon caveau dans la tombe. Et maintenant, ils vont le recouvrir de terre. Je suis allongé, immobile, prêt à vivre ma nouvelle vie. Je suis calme ; j’ai accepté mon sort. Le filet de lumière que je percevais il y a encore un instant a disparu ; me voilà plongé dans le néant. Ad vitam aeternam, comme on dit. Je n’ai pas froid, non je n’ai pas froid ; ils ont bien fermé le réceptacle. De peur que je m’échappe ; on ne sait jamais ! Je n’ai pas faim non plus ; je m’étais préparé depuis bien longtemps à effectuer un si long voyage. Depuis le jour où j’ai commencé à comprendre que mon corps se viderait lentement mais inexorablement de toute substance ; depuis le jour où j’ai compris que mon esprit devrait quitter à tout jamais la boite crânienne dans laquelle il  siégeait depuis la nuit des temps. Pas une question de vieillesse ! La vie est éphémère ; la mort est éternelle. J’entends encore le bruit clinquant fait par le marteau lorsqu’il percute les clous ; et maintenant le bruit sourd des pelletées qui s’abattent sur moi… de manière définitive. De plus en plus lointain. Bientôt, il ne restera plus à la surface de la planète que le souvenir de ce que j’ai été ; un simple lopin de terre remuée. Jusqu’à ce qu’il disparaisse à son tour, ce souvenir. Mais je n’ai pas de peine ; comme c’est étrange ! Heureux même de m’être débarrassé d’un corps devenu totalement impotent. Le souvenir de cette chute qui n’en finit pas et de ce morceau de viande qu’ils ont récupéré tout en bas de mon immeuble. Ils ont dit que c’était le mien ! Il y en avait partout… Et comme ils s’interrogeaient sur les causes de cet accident, et que je ne pouvais pas leur parler, ils ont déclaré que c’était un incident regrettable. Comment en vouloir à ma langue, de n’avoir pas pu révéler la vérité ; elle était pendante ! Et comment en vouloir à mes mains d’être demeurées étrangement glacées ; elles étaient devenues immobiles… comme paralysées ! Je suis ainsi demeuré silencieux, incapable de m’exprimer et d’expliquer ce qu’il s’était exactement passé en cette triste nuit du mois d’août 2015. Et ce n’est pas la larme qui jaillissait régulièrement au coin de mes yeux qui aurait pu révéler ce que je savais ; elle n’était que de sel. Car je savais sans savoir ce qu’il s’était passé. Je n’étais pas tombé de façon impromptue ; on m’avait poussé.  Du dixième étage ; celui que j’habitais avec mon épouse. Quelqu’un ou quelque chose. Car là s’arrêtait ce que je savais, puisque je n’avais rien vu, rien entendu mais que j’avais tout senti.
     



    Chapitre 2:
    Deux mains gantées



    Ecrit et corrigé les 16 octobre et 21 novembre 2015

     
    C’est après avoir quitté mon corps de façon définitive, que je me suis rendu compte du phénomène : mon âme que je croyais éteinte n’avait pas péri. Elle flottait paisiblement silencieuse au dessus du monde des vivants ; regardant  la procession organisée par mes proches autour du cadavre qui était le mien. Une sorte de chose pour qui je n’éprouvais plus rien. J’avais été allongé sur mon lit, recouvert d’un voile de la tête jusqu’aux épaules ; comme je l’avais souhaité. Je les reconnaissais tous, enfin tous ceux dont la douleur était si intense qu’elle  en parvenait à mes oreilles. Mon épouse bien entendu, habillée de noir et qui n’avait peut-être jamais été aussi belle. Elle avait tenu sa promesse de ne pas se laisser submerger par le chagrin ; « ça ne sert à rien », lui avais-je dit, avant de pousser mon dernier râle. Je ressentais malgré tout sa peine et celle de mes enfants que j’avais tant aimés. Je ressentais la texture de leurs sentiments ; j’étais capable de vivre l’émoi de chacun. Sans souffrir ; tout en absorption. Capable également de les entourer de ma bienveillante attention ; elle n’empêche pas de souffrir mais elle évite de mourir. Ca va… ca va aller. Formidable découverte que celle qui permet de constater que l’on est passé d’un monde à un autre. Je percevais tout, dans le moindre détail, et je ne portais aucun jugement. C’est en découvrant que j’étais pourvu d’autres attributs que me vint l’idée de remonter le temps. Jusqu’à cet instant où tout avait subitement basculé dans ma vie. Comme il faisait chaud ce soir là, terriblement chaud, j’étais sorti sur ma terrasse afin de prendre un peu l’air. Ma compagne était partie se coucher ; la journée avait été rude pour elle. Le ciel était étoilé et la lune complètement pleine ; la ville à mes pieds brillait de mille lumières. Jusqu’à ce que je sois attiré par ce qu’il était en train de se passer dans mon dos, de l’autre côté de l’appartement, du côté de la porte d’entrée. Car celle-ci s’entrebâillait… tout doucement, comme poussée par le voile d’une main gantée, toute de noir vêtue, à peine visible dans ce monde soyeux de la nuit. J’avais juste vu la poignée tourner, comme dans les films d’épouvante ; et rien derrière, et rien pour l’habiter. Comme si un fantôme était en train de s’introduire dans notre antre familial. Puis je vois les deux mains habillées de noir se déplacer en silence, traversant le salon à la hauteur des meubles… effleurant les bougies qui avaient été allumées un peu partout. Il faut que vite je prévienne l’homme qui est penché sur sa terrasse car ces mains sont inquiétantes ; elles vont le précipiter. Mais lui ne m’entends pas…  je suis aphone, totalement impuissant, incapable de le prévenir de ce qui se trame dans son dos. On ne communique pas depuis l’au-delà !
     



    Chapitre 3:
    Tomber comme va au tombeau



    Ecrit et corrigé les 17 octobre et 21 novembre 2015

     
    Et maintenant, je chute. Après avoir basculé par-dessus la rambarde ; après avoir été poussé par deux mains qui ont appuyé sèchement et fortement sur mes omoplates. Je m’en souviens très bien.  La tête et les épaules sont parties vers l’avant et mon corps a tourné autour de la barre. J’ai cherché à m’agripper, mais les murs étaient bien trop lisses pour que je puisse trouver un quelconque appui. De toute façon, je n’avais pas eu le temps de réagir ; les choses s’étaient enclenchées très vite, sous l’effet de la surprise. Et mon corps a continué à tourner une fois que j’ai eu quitté le sol. Une sorte de roulade avant très lente, comme dans un ralenti. Le temps pour moi de comprendre ce qu’il m’arrivait ; et surtout ce qu’il allait m’arriver. Car une arrivée extrêmement brutale m’attendait ; bientôt, très bientôt même. Chemin faisant, je me mis à revoir quelques passages de ma vie ; de façon furtive bien entendu, le temps était compté. Comme s’il fallait qu’une synthèse soit accomplie avant de mourir ! Je ne suis pas le seul à avoir vécu ce phénomène ; d’un seul coup, me revenaient des images nombreuses, éparses… de bonheur… oui de bonheur surtout ! Puis mon corps se mit à vriller un peu dans tous les sens ; bien entendu, je ne maitrisais rien de ce qu’il m’arrivait. Embarqué que j’étais par un vent de complète folie ; on appelle cela : la pesanteur… n’est-ce pas ! Avec un peu de chance, j’arriverai tête basse et je finirai ma vie comme un clou ; planté dans le décor. Et on en parlerait plus. Par la force des choses, j’avais accepté, sauve qui peut, le fait de partir, de quitter cette terre et tous les êtres qui m’étaient chers. Le sentiment dans l’urgence qu’il fallait renoncer à la gravité et lâcher prise, définitivement. Sans prévenir, sans bagage ; comme un clandestin, comme un réfugié de la vie. L’arrivée s’annonçait maintenant… imminente et brutale, sans parachute. J’eus une pensée pour le trottoir et mon point de chute. Un truc ridicule du genre : où laisserai-je un peu de trace de moi? Que je risquai de salir les alentours ! Et je reçus en image cette photo de mon corps à moitié mort reposant sur le caniveau une jambe à cheval sur le trottoir. Et puis, je ne sais pas pourquoi, me vint une vision de quelques giclures de sang sur la carrosserie d’un véhicule. Peut-être m’étais-je déjà quitté ! Le choc au sol fut terrible ne serait-ce que par le bruit. En ce qui me concerne, le cauchemar venait de cesser ; ce que je ne savais pas, c’est qu’un autre allait suivre. Car celui ou celle qui m’avait poussé là-haut, n’avait pas totalement réussi son coup. Je survivrai mais dans quel état ! A moins qu’il n’ait souhaité qu’une souffrance plus importante accompagne le reste de ma vie. Dans tous les cas, je n’étais plus qu’un simple pantin inanimé…
     
     


    Chapitre 4:
    Une personne en dehors de tout soupçon



    Ecrit et corrigé les 17 octobre et 29 novembre 2015
     
    Puisque je n’étais pas mort, j’étais vivant. Après le choc, je suis resté immobile… les yeux grands ouverts, à fixer l’immensité d’un ciel magnifiquement étoilé. Ils devaient révéler l’effroi qui venait de m’habiter. Puis j’ai entendu le cri strident de mon épouse qui après ma chute, avait dû se réveiller en sursaut. Etrange pressentiment qui l’avait parcourue : qu’il avait dû se passer quelque chose de grave dans notre vie, dans la mienne puis dans la sienne, par ricochet. J’avais pourtant l’impression de n’avoir fait aucun bruit ! Et puis je perçus là-haut, son visage, au dernier étage de notre immeuble, me regardant avec effroi. Moi tout en bas. Mes yeux restèrent longtemps bloqués sur cette image, comme si elle devait être était la dernière vision qu’il me soit possible d’intégrer. Et puis tu es descendue comme tu le pouvais, aussi rapidement que possible, au risque de chuter, je n’en doute pas ; par les escaliers, sans attendre l’ascenseur. Et puis tu es arrivée tout près de moi, épouvantée par la simple idée qu’il fallait s’attendre au pire. Comme tu t’approchais à pas feutrés, mais que j’entendais ton souffle,  je t’ai dit : « ne t’en fais pas, je vais bien ». Mais tu avais compris que ce qu’il restait de moi ne pourrait jamais refaire de moi un homme à part entière ; comme tu me le confieras plus tard : « j’étais en miettes ». Je l’avais deviné. Et puis tu as commencé à me questionner : comment est-ce possible ? Qu’est-ce qu’il s’est passé, mon chéri ? Et je t’ai demandé de te rapprocher de moi ; il fallait que je parle doucement, car ce que j’avais à te dire ne pouvait être entendu de personne. Car il n’y avait personne dans cet appartement, à part nous ; que toi et moi ! Que j’avais été poussé contre mon gré, que je n’avais jamais eu l’intention de me suicider ; qu’une main malveillante m’avait poussé. Que je n’imaginais pas que tu puisses être coupable. Que je souhaitais néanmoins que tu m’avoues ce crime si tu en étais l’auteur ? Que je ne te dénoncerai jamais ? Que tu devais avoir beaucoup souffert pour en être arrivée là ! Que je resterai à te protéger comme je m’y étais engagé au tout début de notre vie. Que je te pardonnerai de toute façon pour cet acte commis. Et comme je divaguais, tu m’as montré tes mains ; elles me disaient que jamais elles n’auraient pu accomplir un tel geste. Qu’elles étaient blanches et vierges. Et je le sentais comme si me parvenant du bout des doigts, il m’était délivré ce message que celui qui a tué garde toujours au niveau des ongles quelques traces de l’existence de l’autre.  Ainsi tout était clair… limpide mais énigmatique. Et puis j’ai perdu connaissance sans m’apercevoir que de tes yeux embués, filtrait quelques larmes. Je me souviens encore de ton odeur chaude, tout près de moi. Elle signifiait que tu me protégeais ; comment avais-je pu imaginer que tu puisses commettre vis-à-vis de moi, ton bien-aimé, un tel acte. Et puis, tu t’es redressée ; on allait me ramasser. Et puis, j’ai sombré dans une sorte de coma ; ma main blottie dans la tienne.
     
     


    Chapitre 5:
    Transfert



    Ecrit et corrigé les 17 octobre et 11 décembre 2015
     
    Dans l’ambulance qui venait de m’accueillir, je repris conscience. La vue de la couleur rouge évoquait tant de choses en moi ; dans l’instant me revenait le souvenir de ce que j’avais été  il y a si longtemps, lorsque je sauvais des vies. A la manière de cet homme qui me tenait la main ; « Sauver ou périr », telle était notre devise ! Du rouge encore, celui de mon sang qui avait dégouliné sur mon avant-bras ; peut-être le témoignage d’une transfusion que j’étais en train de vivre ! Qui essayait sans doute, d’alimenter le dernier souffle de vie qui était encore en moi. Il faisait bon et chaud dans cet endroit et ma poitrine respirait lentement ; elle s’était adaptée à la situation. Pas mon cerveau… il demeurait affolé par ce qu’il venait de se passer et par ce qu’il allait advenir de moi. Car il avait deviné la suite des opérations : dans quel état sortirai-je de cette affaire ? Que resterait-il de moi ? Et tandis que je cherchais à revenir dans le monde des vivants, entre deux accès de conscience, s’imposait à moi un curieux sentiment. Si ce n’était point mon épouse, qui cela pouvait-il être ? Cet être qui ne dit pas son nom mais qui avait agi en silence, dans l’anonymat… sans prévenir. Etait-il d’ailleurs un être ? Plutôt un monstre ; je ne pouvais pas avoir mérité cela ! Je n’arrivais d’ailleurs pas à percevoir une forme humaine derrière tout cela ; comme si ce qui venait de m’arriver obéissait à une autre logique. Quelque chose venait de m’atteindre, qui venait de très loin, peut-être d’un autre monde !  J’entends encore le son de la sirène, je ressens encore les impacts des multiples accélérations et freinages, des virages également qui me baladaient de droite à gauche … jusqu’à ma sortie du véhicule, sur une civière. Des infirmiers affolés s’agitant autour de moi, un long couloir jaune coquille d’œuf, puis des mines fatiguées ; celles des gens qui attendent qu’on veuille bien s’occuper d’eux. Des hommes masqués ensuite qui se penchent sur moi, puis le trou béant. J’ai sombré dans un état de léthargie totale. Et mon cerveau s’est mis à travailler alors même qu’on réparait l’enveloppe dans laquelle il siégeait… ma boite crânienne mais également mon corps et ses amis, les viscères. Car j’étais sérieusement amoché. Comme dans un ralenti, nous avons remonté le temps ; jusqu’à cet instant fatidique où deux mains gantées ont agi sur moi. J’ai tenté de les saisir, il fallait que je sache de quel bois elles étaient faites… appréhender la texture qui les alimentait, mais je n’ai rencontré sous la pression de mes doigts et sous le velours feutré des gants, que de vagues informations. Il n’y avait pas de corps derrière tout ça ; ces mains là n’étaient plus remplies de chair, mais elles l’avaient été… sûrement ! Non, elles n’étaient plus que  lambeaux et ossements… les restes d’une ancienne forme vivante dont je percevais quelques traces d’existence, étrange paradoxe. Quelqu’un avait vécu derrière tout cela !  Quelqu’un qui s’était permis de me donner la mort… qui avait mystérieusement disparu ou qui s’était dématérialisé !   
     
     


    Chapitre 6:
    Changer de monde



    Ecrit le 11 décembre 2015
     
    Je suis sorti de l’hôpital après six mois de convalescence médicalisée, avec deux cannes pour me soutenir. Comme si la vie allait reprendre son cours normal ! Mais dans la réalité, tout n’a fait qu’empirer ; je suis progressivement passé de cet état partiel de dépendance à un état de total asservissement aux aides diverses dont peut disposer un humain pour se déplacer puis ensuite pour pouvoir manger et respirer. Du vrai lourd. Mon corps alité était entouré de fils et tubes divers. Seul mon cerveau fonctionnait… bien et mal à la fois ; il ne faut pas se mentir. Car derrière les apparences, derrière le semblant de bonheur que je laissais apparaître pour que les miens puissent vivre, s’imposait un fait : j’étais obnubilé par le fait de pouvoir comprendre ce qu’il s’était passé. Qui était le coupable et pourquoi ? Autant de questions lancinantes qui embrouillaient totalement mon esprit ; je suis sûr que vous en comprendrez les raisons. Dès que la porte se refermait, dès que la dernière personne m’ayant rendu visite me quittait, je sombrais volontairement dans un monde que je définirais comme parallèle ; le seul qui puisse me permettre de revenir sur la scène du crime. Et tout était revisité, dans le moindre détail, à la recherche de quelques indices qui auraient pu me mettre sur la trace du criminel. Des milliers d’heure à retracer quelques toutes petites secondes… jusqu’à atteindre un état d’extrême folie. La scène telle que j’avais pu la reconstruire se répétait à l’infini, toujours identique à elle-même, sans qu’aucun élément nouveau ne puisse transparaitre de ces innombrables visions. Parfois, par nécessité vitale… comme c’est étrange… je poussais un peu plus loin le curseur du temps pour revivre l’ensemble de l’effroi qui avait accompagné ma chute. Jusqu’à la revivre en boucle. Depuis l’instant où ma dernière main avait lâché la rambarde de la terrasse jusqu’à l’instant où j’avais perdu conscience, juste avant d’atteindre le sol. Puisqu’il m’était impossible de revenir sur les causes de cet accident, alors autant en revivre les effets. Car à la longue, on ne sait plus de quoi il s’agit ; on ne sait plus de quoi on souffre… on ne sait plus si les choses ont véritablement existé ! Non, la seule information que j’avais pu glaner, mais elle était d’importance puisqu’elle constituait une preuve irréfutable, provenait de mon triste corps ; c’est en me frottant le dos que mon épouse avait remarqué la trace indélébile des mains qui m’avaient poussé dans le vide. Des traces noires comme des traces de brûlure… comprenant bien pour chacune d’entre-elles, cinq doigts. Au cas où j’aurais été amené à penser que la raison de mon malheur n’aurait pas été d’essence humaine ! Petit à petit, je me suis convaincu d’un point : c’est que tant que je serai vivant, il me serait impossible de parvenir à mes fins. Et que seule la mort pourrait me permettre de voyager à travers l’espace et le temps. C’est ainsi que j’ai décidé de me laisser aller…
     
     
     



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